dimanche 29 janvier 2012

Confidences vénitiennes


Choses promises, choses dues, voilà donc quelques mots sur le roman de France Borel auquel je faisais allusion dans la critique du Turquetto. Il est malheureusement indisponible pour le moment, je suppose que c'est la suite des divers problèmes d'édition...


Parvenu à ses derniers jours, le peintre Le Titien, presque centenaire, évoque sa vie et son œuvre de peintre. Il se souvient de son apprentissage, de son modèle, qui était aussi sa maîtresse, Fiorenza, du désir qui n’est pas mort avec l’âge, de sa jalousie, de sa technique, de quelques-unes de ses œuvres les plus fameuses. Enfermé dans son atelier où seul son fils vient lui apporter ses repas, il décide de finir sa vie et sa carrière par un autoportrait, lui qui n’a plus vu son visage depuis si longtemps…

lundi 23 janvier 2012

La Tempête


J’ai évoqué dans la critique du Turquetto d’autres romans évoquant la peinture et Venise. Voici le premier d’entre eux celui de Juan Manuel de Prada, La Tempête.


Quelques mots de l’histoire pour commencer : Alejandro Ballesteros, maître-assistant espagnol en histoire de l’art, est un jeune homme introverti et victime d’un patron un peu sadique. Le voilà à Venise où il peut contempler (enfin !) La Tempête de Giorgione à laquelle il a consacré sa thèse et une grande partie de sa vie. Son arrivée dans Venise en hiver n’a pas lieu sous les meilleurs auspices : l’aqua alta abîme ses chaussures, la pension que lui a recommandée son patron est située dans un quartier sinistre et, à peine est-il installé dans sa chambre, qu’un crime est commis sous ses yeux. Le voilà, à son corps défendant, mêlé à une sombre histoire de vol d’œuvres d’art et de faux tableaux… Le conservateur du musée de l’Accademia ridiculise les fondements de sa thèse et, de plus, lui qui a fait une sorte de vœu de célibat, tombe éperdument amoureux de Chiara, la fille adoptive du maître, sorte de vestale préposée à la garde de Venise.
L’anecdote policière apparaît vite comme un prétexte, même si la solution finale crée un rebondissement inattendu.

samedi 31 décembre 2011

Meilleurs voeux: mon calendrier 2012

Je vous souhaite à tous la plus belle qu'il vous soit possible d'imaginer...
Que le pessimisme ne nous envahisse pas!

mardi 27 décembre 2011

Les nuages et autres textes / Paul Colinet : Les Belles Phrases

Merci à Eric Allard qui met à notre disposition ces extraits d'un surréaliste belge un peu oublié, Paul Colinet. Je me souviens, jadis, d'avoir travaillé un texte de lui qui s'intitulait La valise et qui commençait ainsi: "La valise est une levrette de la famille des poules d'eau..."

Les nuages et autres textes / Paul Colinet : Les Belles Phrases:

'via Blog this'

Carnets de lecture : A sauts et à gambades

Pour la plupart, nous tenons note de nos lectures... Moi, c'est sur ce blog (je ferais d'ailleurs bien de sauvegarder mes billets d'une manière ou d'une autre... en epub peut-être?)
Voici un petit inventaire de carnets de lecture bien appétissants (si j'ose m'exprimer ainsi)


Carnets de lecture : A sauts et à gambades:

'via Blog this'

mercredi 21 décembre 2011

Essai de livre numérique: "Le piano noir"

Quand j'ai créé une page sur Google+, intitulée: "Art et littérature: communiquons!" (manque d'imagination ou suite dans les idées: à vous de voir...), un de mes abonnés m'a suggéré de mettre des livres sous format epub.

Comme je suis très respectueuse du droit d'auteur (qui ne m'a jamais rapporté grand-chose), je n'ai pas souhaité proposer des textes téléchargés plus ou moins légalement mais plutôt faire une tentative de mettre sous ce format un texte que j'ai écrit il y a quelques années pour un concours de nouvelles de la ci-devant Communauté française.

Pour pouvoir le mettre à votre disposition, j'ai récupéré un ancien site intitulé "Les chats ont de la veine: l'obscurité ne les empêche pas de lire...", une citation de Louis Scutenaire que j'adore.
Je vous laisse donc juge: vous pouvez lire ce texte dédié à ma grand-mère, le télécharger... J'espère seulement  que, vous aussi, vous êtes respectueux du droit d'auteur...

dimanche 18 décembre 2011

Le Turquetto de Metin Arditi


À Istanbul au XVIe siècle, le jeune Elie dessine les jeunes esclaves que son père, employé au marché des esclaves, transfère vers le harem. Elie est un dessinateur extraordinaire pour un enfant de 12 ans mais il ne se sent pas très dans cette vie, dans ce monde, dans cette ville : jeune juif, élevé au milieu des musulmans, il est attiré par les fresques splendides des monastères chrétiens. Mais tant la religion musulmane que l’hébraïque refusent ses portraits merveilleux.
Après la mort de son père, il s’enfuit sur un bateau vénitien et devient, sous une fausse identité, apprenti dans un des meilleurs ateliers de la République. Bientôt, devenu son propre maître, il connaît un succès rapide bien que lui-même vive dans la crainte d’être démasqué, ce qui signifierait sans aucun doute le bûcher. Sa réputation l’amène à être choisi pour peindre une Cène monumentale dans la nouvelle Scuola Sant’Antonio, où un arriviste fait de l’ombre aux bourgeois.
Cette œuvre extraordinairement belle causera pourtant la perte d’Elie…

mercredi 14 décembre 2011

dimanche 11 décembre 2011

Instinct de survie de Jeffery Deaver


Encore un envoi de Babelio que je remercie et à qui j’adresse des excuses pour le retard !
L’inspecteur Brynn McKenzie est attachée à la police d’une petite ville du Wisconsin, ville sans histoire où la tâche principale des policiers est de verbaliser les chauffards. Elle est divorcée, remariée et mère d’un adolescent né de son premier mariage. Sa vie de famille semble aussi harmonieuse que peut l’être celle d’une femme qui se donne sans compter à son métier et n’a pas toujours l’autorité nécessaire pour maintenir son fils sur les rails, ce qui désole le beau-père qui n’ose pas intervenir : bref, une famille banale.
Un soir, un couple est agressé dans sa seconde résidence isolée ; le mari a le temps de former le numéro de la police et c’est Brynn qui est envoyée sur place. L’appel est annulé mais la jeune femme estime qu’après l’avoir dérangée, ces gens-là peuvent lui permettre d’utiliser leurs toilettes. C’est ainsi qu’elle tombe (presque au sens propre) sur les tueurs : Hart, un professionnel froid et déterminé, et Lewis, un loser maladroit. Après avoir perdu sa voiture, son téléphone et son arme, Brynn doit fuir pour sauver sa peau, accompagnée de Michelle, une jeune femme mondaine et peu aguerrie, une invitée qui a échappé par miracle au massacre.